Les fils de Clovis : Clotaire I
Théodebert (frère de Clotaire) avait, comme nous l’avons dit, succédé à son père Thierry, dans le royaume d’Austrasie, nommé ainsi parce qu’il se composait de tous les pays francs situés à l’orient de la Loire, tandis que la Neustrie comprenait les contrées à l’occident de ce fleuve. Plus brave, plus ambitieux et non moins habile que son père, Théodebert avait, dès les premières années de son règne, jeté les yeux sur l’Italie, occupée alors en grande partie par les Ostrogoths.
Les fils de Clovis : Childebert de 511 à 537
Clovis n’était plus. Depuis sa conversion au christianisme, il avait accordé aux évêques une protection signalée par tant de fondations pieuses et de bienfaits aux églises et aux monastères, qu’il fut question de le canoniser, malgré les crimes trop réels dont il s’était rendu coupable pour asseoir la puissance des Francs dans les Gaules.
Clovis de 481 à 511
Lorsque Clovis (en tudesque, Hlude-wig, guerrier fameux) succéda à son père Childéric, en 481, il n’était âgé que de quinze ans, et aucun exploit n’avait encore signalé son courage. Comment donc, d’après les anciens usages d’élection des rois francs, fut-il jugé par ses compatriotes le plus digne de les commander ?
Suèves et Vandales
Les Suèves
Les Suèves, sur leur monnaie, qu’ils frappaient de bonne heure, n’oubliaient pas d’inscrire le nom impérial autour de la tête, pour la faire valoir chez le peuple. Pour satisfaire et rassurer ce peuple, ils mettaient souvent le nom et les titres de l’empereur Honorius, décédé depuis long-temps, et prolongeaient d’autoriser leur monnaie avec son nom pendant près de 30 ans.